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Ces lettres sont publiées aujourd’hui car, avec le recul, elles apportent un témoignage émouvant sur le chemin parcouru par les anciens ennemis et en premier lieu par Jacqueline Piguet-Koechlin et ses compagnons.

Si dès la guerre terminée, des responsables politiques pensaient déjà à la réconciliation de l’Europe déchirée, Frank Buchman, avait lui aussi senti l’urgence de réintégrer l’Allemagne dans la famille des nations. N’avait-il pas lancé ce défi à Irène Laure, alors député des Bouches-du-Rhône : « Comment voulez-vous reconstruire l’Europe sans l’Allemagne ? »

En accord avec les autorités des pays occupants, il invita aux rencontres de Caux, en Suisse, des dirigeants des différents Länders. En octobre 1948, les gouvernements de Bavière, de Rhénanie-Wetsphalie et de Bade-Wurtemberg lui demandèrent d’amener une équipe internationale et la revue musicale « La bonne route », créée à Caux pour faire connaître à l’Europe d’après-guerre l’héritage et les valeurs de la démocratie. Frank Buchman envoie ainsi dès 1948 une délégation d’une centaine de jeunes dont Jacqueline Piguet-Koechlin fait partie. Sans mandat officiel, ces jeunes ont contribué à redonner aux Allemands, par leurs contacts avec des étudiants, des ouvriers etc., le sens d’une nouvelle destinée.

Jacqueline Piguet-Koechlin, au fil de ses lettres, décrit la détresse de ce peuple vaincu et humilié et l’espérance éveillée par cette délégation de jeunes ; les ruines, la pauvreté, la générosité dont font preuve ceux qui les accueillent. Elle expérimente la puissance de guérison que représente la possibilité de parler sans faire face à des jugements.

Author 1: 
Jacqueline Piguet-Koechlin