Le groupe international d’Anciens a été formé en même temps que le Conseil International lors de la Consultation globale en Afrique du sud en 1999. Durée de service: minimum deux ans, maximum cinq ans, selon la situation de chacun. Chaque fois qu'un ancien se retire, son successeur est désigné en consultation avec tous les autres.
Le mandat des anciens est d’être une « ressource informelle » de soutien des équipes d’I&C dans le monde et du Conseil International.
Il se compose d’un maximum de douze personnes disposant d’une connaissance approfondie des équipes d’I&C, leur permettant d’encourager leur développement spirituel, et d’œuvrer en faveur de la réconciliation et de la guérison au sein de ces équipes là où cela s’avère nécessaire.
Ils peuvent agir séparément ou en groupe, respectent la confidentialité de ce qui leur est soumis, mais ont la liberté d’en discuter avec d’autres anciens, sauf lorsqu’il leur est spécifiquement demandé de ne pas le faire.
Geoffrey Craig (Royaume-Uni)

Il a étudié la métallurgie à l’Université Strathclyde de Glasgow. Il a interrompu ses études pour parcourir pendant un an l’Afrique orientale avec la revue musicale « Harambee Africa ». Il reprend ses études à Londres, puis part pour l’Australie et la Papouasie-Nouvelle Guinée. C’est alors, en 1969, qu’il prend dans la foi la décision de poursuivre avec Initiatives et Changement plutôt que de faire carrière dans l’industrie métallurgique. En 1975, il épouse Veronica Phelps. Se sentant appelé à servir en Asie, le jeune couple passe deux ans au Philippines et à Hong Kong. Après un séjour en Ecosse et la naissance de leur premier fils ils répondent à un appel d’I&C au Japon, où ils passent quatre ans et demi, travaillant particulièrement à l’amélioration des relations entre les pays d’Asie.
Ils sont de retour à Londres en 1986 pour la naissance de leur deuxième fils, De 2001 à 2005, Geoffrey est Secrétaire Général de I&C Royaume Uni. En 2008, la famille s’installe en Ecosse.
Charles Danguy (France)

Il est né en 1932 dans la ville horlogère suisse de la Chaux-de-Fonds d’un père français et d’une mère suisse.
Après une première prise de contact avec I&C dans les années cinquante, il travaille à Londres dans l’agence de voyages Ray Nelson Travel. Après son service militaire en France, il est représentant en montres en Suisse jusqu’en 1957, date à laquelle il s’engage à plein temps avec I&C. Il passe plusieurs années aux Etats-Unis, avant de se baser en France. De là il repart pour une tournée au Canada et aux Etats-Unis avec une pièce de théâtre latino-américaine, El Condor. De retour en France, il participe à des dialogues avec des agriculteurs britanniques et australiens. C’est le début du programme international d’I&C, Dialogue entre agriculteurs.
En 1968, il épouse Juliette Laure et s’installe avec elle en Lorraine, répondant à une invitation d’un groupe de Lorrains après le passage dans leur région de la revue musicale Il est permis de se pencher au-dehors. Durant les années qui suivent il organise des rencontres d’agriculteurs et de représentants de l’industrie avec les institutions européennes. Chaque mois, il suit les séances du Parlement européen à Strasbourg et participe à des réunions informelles sur les Accords de Lomé, la Méditerranée et dans le cadre d’un Dialogue Euro-Arabe. Il est titulaire de la médaille de bronze du Mérite Européen – Luxembourg.
En 2002, il organise un « parcours de découverte de la guerre à la paix » à l’intention de jeunes Européens au cours duquel il visite les sites historiques de la région. De 2004 à 2005 il participe à un projet de traité constitutionnel européen qui retient l’attention des eurodéputés.
Veuf depuis 2008, il habite toujours en Lorraine, près de Thionville. Il a une fille et trois petits-enfants.
Fiona Daukes (Royaume-Uni)
Elle est née à Londres en 1931. Inspirée par l’héroïsme de son père durant la guerre (voir Fear or Faith: You can choose, pp. 46–47) , et déterminée à contribuer à la création d’un monde sans haine, sans cupidité et sans peur, elle commence à travailler avec I&C à l’âge de dix-sept ans. Convaincue qu’une bonne hospitalité et une bonne nourriture créent l’atmosphère qui aide les gens à se détendre, à ouvrir leur cœur et à des conversations décisives, elle travaille durant de longues années comme cuisinière dans les centres du mouvement à Londres, à Caux ou dans d’autres points du monde où sont organisées des rencontres.
Cela l’amène à passer quatre ans aux Etats-Unis, un an à Paris, huit ans en Inde, deux ans au Sri Lanka, ainsi qu’en Suisse, aux Pays-Bas et en Allemagne. Elle a aimé tous ces lieux. Puis son mari Geoffrey et elles sont hôtes de plusieurs centres d’I&C en Angleterre. Veuve depuis 1990, elle vit dans le sud de Londres avec sa fille Jacqui.
Jean Fiaux (Suisse)
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Jean Fiaux est né en 1943 près de Lausanne. Ses parents connaissaient déjà les Groupes d’Oxford et viennent à Caux, avec leurs deux jeunes enfants, dès 1946. Durant ses études (économie politique à Lausanne, puis à Vienne pour apprendre l’allemand), il participe à des rencontres de jeunes à Caux. Depuis 1969, il se consacre à plein temps à I&C et partage son temps entre Caux et Genève tout en rayonnant dans plusieurs pays d’Europe. En 1978, il épouse Maya Stahel et le jeune couple accepte peu après une invitation d’I&C en Australie, où ils passent deux ans. Retour à Caux en 1981, après un passage au centre de Panchgani, en Inde. Jean assume des responsabilités administratives et financières au centre de Caux, où il s’implique aussi dans la vie associative du village. Il siège au Conseil de Fondation d’Initiatives et Changement pendant vingt ans, puis il prend la présidence de la Fondation Hahnloser, un des principaux sponsors de Caux.
En 1997, Jean et Maya s’installent dans un village au bord du Lac Léman, à mi-chemin entre Caux et Genève. Jean partage son temps libre entre le chant choral et l’observation des oiseaux.
Bhanu Kale (Inde)
Il a rencontré Initiatives et Changement lorsqu’il était étudiant à Mumbaï, en Inde. Fils d’un syndicaliste communiste, il était déjà pris par le rêve de « changer le monde. » De 1973 à 1979, il travaille à plein temps avec I&C, notamment en collaborant à l’hebdomadaire indien Himmat. Titulaire d’un mastère en sociologie, il est passionné par les langues indiennes, menacées aujourd’hui par la globalisation. Sa langue d’écriture est le marathi, qui est parlé par cent millions d’individus. Il est l’auteur de trois romans et d’un récit de voyages, tout en dirigeant une revue littéraire, Antarnaad (rythme intérieur).
Administrateur depuis de longues années de la fondation qui gère les activités d’I&C en Inde, il fait partie de l’exécutif pendant six ans avant d’en être le directeur durant trois ans. Il lance la revue trimestrielle Disha, publiée au Centre de rencontres de Panchgani et la dirige durant dix ans. Son engagement avec I&C l’a conduit sur les cinq continents. Il vit à Pune avec sa femme Varsha et leur fille Priyanka.
John B. Mills (Australie)

Issu d’une famille établie en Australie depuis six générations, John a fait ses études à Melbourne. Il avait une place en Faculté de médecine lorsque la vision d’un monde reconstruit et les pratiques proposées par d’I&C lui sont apparues comme une vocation personnelle.
A l’âge de vingt ans il part pour l’Inde avec une revue musicale, et continue pendant quelques années ce type d’action en Grande-Bretagne et avec la revue européenne Il est permis de se pencher au-dehors. Puis il séjourne au Liban et dans d’autres pays du Proche-Orient, et en Erythrée.
Avec son épouse néo-zélandaise Helen Porteous, il passe dix ans à Auckland où il milite aux côtés de représentants de la communauté maorie. Depuis vingt-cinq ans, la famille – ils ont deux enfants - est installée à Adelaïde, en Australie du Sud.
John est un des coordinateurs du programme de formation d’I&C « Life Matters », qui s’adresse aux jeunes d’Australie et de la région Asie-Pacifique ; il participe aux actions de l’association australienne « Journey of Healing » qui défend les droits des aborigènes et milite pour la réconciliation avec les non-indigènes. Il siège au Conseil d’Administration d’I&C Australie, a des responsabilités dans son Église locale, et participe à des activités dans le domaine interreligieux.
Keisuke Nakayama (Japon)

découvre I&C en 1962, à l’âge de vingt ans et fait une expérience qui transforme sa vie. Permanent de 1963 à 1970, il participe notamment au programme américain « Up with People ».
Après une carrière de vingt-deux ans dans l’industrie automobile, il devient directeur général de l’association japonaise d’I&C, membre du conseil d’administration du centre de rencontres d’Odawara (1992-2006), puis directeur de l’Institut japonais des langues vivantes. Pendant cette période il travaille étroitement avec les responsables de l’association japonaise d’I&C. Il est aujourd’hui membre du Conseil de cette association.
Marié, Nakayama a cinq enfants et six petits-enfants.
Joy Newman (Canada)

Elle est née et a grandi en Angleterre. Après une formation de secrétaire, elle passe deux ans en Allemagne comme jeune fille au pair. Puis elle travaille pendant trois ans avec Getty Oil, avant d’opter pour un plein temps avec I&C à Londres. Elle rejoint la troupe de la revue musicale Il est permis de se pencher au-dehors et participe à une tournée qui la conduira en Inde, en Malaisie, en Papouasie-Nouvelle Guinée et en Nouvelle Zélande, puis à nouveau en Inde, où elle travaille trois ans pour l’hebdomadaire Himmat. En 1978, elle épouse le Canadien Keith Newman, qu’elle avait rencontré en lavant des cafetières au centre de rencontres de Caux ! Ils habitent maintenant Calgary, dans la province canadienne de l’Alberta.
Elle s’implique dans plusieurs projets d’I&C, notamment Artisans de paix. Elle a été coordinatrice d’I&C Canada et secrétaire du Conseil d’Administration de l’association canadienne d’I&C. Elle est chargée de la diffusion des livres d’I&C dans son pays.
Tenant à rester impliquée au niveau local, elle milite avec plusieurs associations notamment Emergency Youth Shelter, qui s’occupe de jeunes sans-abris ainsi qu’avec l’Église anglicane au Canada. Elle enseigne également l’anglais langue étrangère aux nouveaux immigrants canadiens.
Samuel Mxolisi Pono (Afrique du Sud)

Il est né à Queenstown, dans la province du Cap, en Afrique du sud. Il habite maintenant avec sa femme Virginia la ville du Cap. Ils ont quatre enfants et une petite-fille. Il a passé le plus clair de sa vie active avec I&C, ce qui l’a amené à beaucoup voyager. Il est un observateur assidu des conférences annuelles de l’OIT à Genève. Il a aussi participé à un programme pour l’unité raciale en Angleterre avec le champion de cricket antillais Conrad Hunte.
Sam et Virginia militent pour la réconciliation interethnique dans leur faubourg de Pinelands, une ancienne enclave réservée aux blancs. Il joue dans un orchestre de jazz et s’occupe d’une école de musique dont le but est de donner aux jeunes la maîtrise d’uninstrument et l’occasion de poursuivre un but de vie qui les éloigne des comportements autodestructeurs. Sa passion est de transmettre des valeurs morales et spirituelles à ceux à qui il enseigne la musique.
Helena de von Arnim (Colombie)

Elle est née en 1941 en Colombie. Mariée depuis 1961 à Dieetlof von Arnim, elle a cinq enfants et onze petits-enfants. Elle aime dire qu’elle étudié à « l’université de la vie » l’art d’être fille, sœur, épouse, mère et grand-mère.
En 1980, elle découvre I&C lors d’une projection du film « Pour l’amour de demain », sur la vie de la résistante française Irène Laure. Son existence en est bouleversée. Depuis ce jour, elle essaie de régler sa vie sur les principes d’honnêteté, de pureté d’intention, d’amour et d’insouci de soi et en cherchant l’inspiration divine par la pratique de l’écoute silencieuse et du partage avec d’autres.
Depuis sa première visite à Caux en 2003, elle s’efforce d’implanter I&C en Colombie. Catholique, elle sent le besoin de vivre comme ceux qui consacrent leur vie à I&C. C’est aussi ce qu’elle souhaite pour elle et les siens et pour son pays, en espérant que cela pourra aider à mettre un terme au conflit armé qui dure depuis 60 ans. C’est le but que poursuivent les cercles de paix auxquels elle participe.
Glenys Wood (Nouvelle-Zélande)

Elle enseigne pendant trois ans dans une école primaire d’Auckland, en Nouvelle Zélande avant de se rendre en Inde, en 1966, avec une revue musicale d’I&C, qu’elle connait par ses parents. Elle accompagne ensuite une autre revue musicale, India Arise et s’occupe des jeunes membres du groupe qui suivent encore leur scolarité. Après quoi, elle passe quelques années en Grande-Bretagne.
Depuis 1971, elle est cadre permanent d’I&C en Nouvelle-Zélande. Elle épouse Peter Wood en 1977. Le couple assure l’accueil dans la maison du mouvement à Auckland. De 1990 à 1993, ils séjournent aux Fidji avec leurs deux enfants et participent à un programme de rapprochement entre Fidjiens de souche et d’origine indienne. De retour en Nouvelle-Zélande, ils s’engagent dans une action de paix interethnique. Temps fort de cette période : son mari et elle accompagnent aux rencontres de Caux de 1997 la reine des Maoris et la femme du premier ministre.
Plus récemment, ils font partie de l’encadrement, durant trois sessions consécutives, du programme de formation Action for Life, qui se déroule en Inde. Elle est aussi présidente locale de l’Association des femmes du Pacifique et d’Asie orientale et elle enseigne l’anglais langue étrangère. Et elle jouit maintenant de ses fonctions de grand-mère !



