Historique/Tunisie
HISTORIQUE
TUNISIE 1953

 

1953 : LE TOURNANT DE L’INDEPENDANCE EN TUNISIE

 

1955: M. Masmoudi de Tunisie rencontre une délégation de hautes personnalités japonaises
1955 : M. Masmoudi de Tunisie rencontre une délégation de hautes personnalités japonaises

En 1953, la tension était grande en Tunisie, les attentats se succédaient et le héros du combat de l’indépendance, Habib Bourguiba, était en détention. Un des proches de celui-ci, Mohamed Masmoudi, en exil en France, arrêté plusieurs fois et surveillé par la police, est invité à Caux, en Suisse, dans le centre de rencontres du Réarmement Moral. Il déclare en arrivant « Mon cœur est bourré de haine comme une bombe de dynamite ». Mais les témoignages de réconciliation des Allemands et des Français présents vont le décider à emprunter le même chemin. « Ce qui a été possible entre la France et l’Allemagne, dit-il, peut l’être entre la France et mon pays. Je repars d’ici libéré de tout préjugé à l’égard des Français. » De retour en France, ses amis politiques remarquent son changement. L’un d’entre eux est Pierre Mendès-France qui, devenu président du Conseil, le sollicite pour trouver ensemble une solution au problème tunisien. Quelques semaines plus tard, Mendès-France s’envole pour Tunis et propose l’ouverture de négociations sur l’autonomie interne du pays. Masmoudi est l’un des négociateurs. Un dîner est organisé dans la maison du Réarmement Moral à Boulogne, lors duquel Masmoudi rencontre le chef des négociateurs français, Jean Basdevant. La confiance s’établit entre eux et ne faiblira pas jusqu’à l’aboutissement des négociations. Ces dernières années, Hatem Akkari, Tunisien qui a vécu en France pendant 15 ans, est retourné dans son pays. Il s’y occupe d’une antenne d’Initiatives et Changement dont l’objectif est de construire des ponts entre nos deux pays, mais aussi entre le monde arabo-musulman et l’Occident, dans un esprit de réconciliation et de compréhension. >>>Suite