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La Construction de la confiance globale : Suède

Samedi, 30. mars 2019
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En Janvier de cette année, Initiatives et Changement international a organisé une consultation à Asia Plateau, le centre de conférences d’I&C en Inde. Elle a rassemblé 81 personnes de 37 pays, chacune portant la responsabilité d’un aspect du travail d’Initiatives et Changement. La consultation a été décrite comme un Sangam, un mot hindi pour l’endroit où deux rivières se rencontrent. Cela exprimait son but – de rassembler des Initiatives et du Changement d’à travers le monde dans toute sa diversité, et à combiner nos forces pour mieux nourrir les personnes et responsabilités dans lesquels nous sommes impliqués.

Les discussions ont donné aux participants une opportunité d’entendre parler du travail d’I&C dans plusieurs pays. Au cours des semaines à venir nous voudrions partager trois rapports que nous avons entendus, d’Asie, d’Europe, et du Moyen-Orient. Cette semaine nous entendions de notre équipe en Suède !

Sweden

Rishabh Khanna : J’ai grandi en Inde et suis venu au Suède il y a 5 ans. Des gens issues de 140 pays habitent au Suède, particulièrement à Sollentuna et à Jarva, où nous travaillons. Certains viennent de situations traumatiques. On est en train de se rendre compte que le trauma qui n’est pas guéri est transmis à la prochaine génération.

En 2013 le Suède a vu un de ses pires émeutes depuis 200 ans. Nous avons étudié les causes. Nous avons trouvé des tensions sur les lignes ethniques – conflits entre les clans dans la diaspora somalienne, entre les Kurdes, et d’autres groupes. Nous avons trouvé que certains enfants ont une crise d’identité parce qu’ils ne se sentent pas entièrement suédois ni entièrement partie de leur propre communauté. Certains tournent au crime et au vandalisme. C’est pourquoi nous avons commencé Hope in Jarva (« l’Espoir au Jarva »).

En 2015 nous avons facilité un programme de formation pour 25 leaders de groupes de diaspora, y compris des anciennes milices de la Somalie. Ils ont tenu des dialogues sur des questions brulantes dans leurs communautés, tels que le logement. Très vite, il y avait des groupes qui travaillaient sur ces problèmes, dont un est celui du conflit entre les parents, qui arrivent avec la culture de leur pays d’origine, et leurs enfants, qui grandissent dans la culture suédoise. En 2016 nous avons rassemblé parents et enfants à des festivals d’apprentissage. Les discussions, suivies par un temps de réflexion silencieuse, à apporter de nouvelles réflexions lucides à plusieurs.

Ensuite nous avons rassemblé la police, des officiers du gouvernement local, et des jeunes. Certains ont décidés à se rassembler régulièrement. Tous les deux mois nous avons un forum ouvert où ils se réunissent sans agenda, juste pour avoir un temps de réflexion ensemble.

Nik Dahlström : Le projet Hope in Jarva nous a équipé à travailler avec des communautés de migrants. Soutenu par le gouvernement, nous dirigeons maintenant un projet avec des chercheurs d’asile qui doivent parfois attendre deux ou trois ans pour une décision sur leur avenir. Comment peut-on faire que leur vie ait un sens, qu’ils restent ou qu’ils partent ; comment apprennent-ils le suédois ; comment est-ce qu’ils s’informent sur la société suédoise ; comment-est ce qu’ils apprennent des choses sur leur bien-être et sur comment s’occuper d’eux-mêmes intérieurement ?

Nous travaillons aussi avec le projet de l’UE Migrants and Refugees as Rebuilders ; une collaboration entre l’Espagne, le Royaume Uni, la Turquie et la Suède, qui a un focus sur l’éducation. Dans un autre projet, Science City, nous travaillons avec le secteur de l’entreprise. Les entreprises n’ont pas de bonne connexion avec la société de base, et nous avons aidé à créer ce lien. Cela nous a mené à tenir un événement annuel où nous rassemblons des gens de plusieurs milieux pour discuter des difficultés actuelles.

Stay tuned for more in this 3 part series! Up next - hear from our team in Lebanon!